Will

Will
William Parry, plus couramment appelé Will, est un garçon de douze ans, aux yeux et cheveux bruns foncés. Il habite à Oxford, dans notre monde ordinaire avec sa mère, une femme souffrant d'une maladie mentale et terrorisée par les hommes qui recherchent son mari, le père de Will, qui n'est autre que John Parry alias Stanislaus Grumman, un explorateur, parti dans le monde de Lyra. Will ne le verra qu'un court instant, juste avant qu'il ne meurt. De nature solitaire, farouche, Will possède le don de passer inaperçu auprès des gens, don qu'il enseignera à Lyra. Il possède un immense courage, une grande détermination et sait réfléchir face au danger. Il est le porteur du poignard subtil et il va jouer un rôle dans l'aventure de Lyra, malgrè lui. A la fin de l'aventure, Will découvrira son daemon, un chat, nommé Kirjava.

# Posté le mercredi 21 mars 2007 12:15

Modifié le dimanche 25 novembre 2007 05:39

Les daemons

LES DAEMONS


"C'était un sentiment si étrange quand votre daemon tirait sur le lien invisible qui l'unissait à vous;un mélange de douleur intense dans la poitrine, de chagrin profond, et d'amour."


Une petite perle de la trilogie...Une formidable découverte de Philip Pullman...Une des raisons du grand succès de cette histoire. Les daemons. Dans le monde de Lyra, les daemons sont des animaux qui accompagnent l'humain pendant toute sa vie. Bien plus qu'un animal de compagnie, ils représente l'âme de la personne qu'ils accompagne. Ils ne viendrait jamais idée à quelqu'un de se séparer de son daemon, d'ailleur cela est quasi impossible car les daemons et les humains sont reliés par un lien invisible. Si le daemon s'éloigne un peu de son humain ou vice-versa, cela tire sur le lien et provoque une douleur. Et, si le lien invisible venait à se rompre, comme le pratique le Conseil d'Oblation avec "l'intercision", l'humain ne survit pas au choc et meurt le plus souvent, ou si il survit, il devient un être dénué de pensé et de sentiment. Seules les sorcières possède le pouvoir de s'éloigner à grande distance de leur daemon sans souffrir. Une règle très importante à respecter existe dans le monde de Lyra: un être humain n'a pas du tout le droit de toucher un daemon qui ne lui appartient pas. C'est une règle de bienséance à adopter absolument. Par contre, les daemons peuvent se toucher entre eux. Les daemons des enfants peuvent changer d'apparence à volonté, il peuvent être n'importe quel animal alors que les daemons des adultes gardent la forme d'un animal unique. Ce n'est qu'a partir de l'adolescence que le daemon cesse de changer, pour prendre l'animal qui lui convient le mieux, souvent en rapport avec la personnalité de son maitre. En effet, dans l'histoire, on peut souvent voir que les daemons des adultes concordent avec leur personnalité. Par exemple, les Tartares ont des daemons loup, les marins des mouettes, Mme Coulter à un daemon singe, beau et cruel, perfide et rusé, exactement comme elle. Dans le monde de Will, qui est le notre, les daemons sont caché à l'intérieur des gens. Pour les trouver, il faut étudier sa personnalité. Nous avons donc tous un daemons qui sommeil en nous.


Voici quelques couples daemon/humain de la trilogie:
- Lyra et Pantalaimon
- Farder Coram et Sophomax
- Lord Asriel et Stelmaria
- Mme Coulter et le singe au pelage doré
- Sérafina Pekkala et Kaisa
- Lee Scoresby et Hester
- Will et Kirjava
- Ama et Kulang


"...Lyra mourrait d'envie de carresser se pelage, d'y frotter sa joue mais, évidemment, elle s'en gardait bien, car le fait de toucher le daemon d'une autre personne constituait la plus grave entorse aux règles de la bienséance. Certes, les daemons pouvaient se toucher, et même se battre, mais cette interdiction qui régissait les contacts entre humains et daemons était si profondément dans les esprits des gens que, même durant les batailles, les guerriers ne touchaient jamais au daemon d'un adversaire. Cela était formellement interdit. Pourtant, Lyra ne se souvenait pas de se l'être entendu dire, elle le savait tout simplement;aussi instinctivement qu'elle redoutait la nausée et recherchait le confort. C'est pourquoi, bien qu'elle admirât la fourrure de Sophomax et se plût à imaginer sa douceur sous ses doigts, jamais elle ne fît le moindre geste pour essayer de le toucher, et jamais elle ne le ferait." Les Royaumes du Nord p181


Découvrez votre daemon par ce test

# Posté le vendredi 23 mars 2007 04:32

Modifié le mercredi 30 mai 2007 08:57

Mary Malone

MARY MALONE

"Le serpent était plus subtil que toutes les autres bêtes du jardin que le Seigneur Dieu avait crées." La Genèse


Mary Malone est une scientifique qui fait des recherches sur la matière sombre. Elle vit dans le monde de Will, à Oxford, et mène une vie tranquille jusqu'à ce qu'elle rencontre Lyra. Mary s'aperçois alors que la Poussière dont lui parle Lyra n'est autre que la matière sombre qu'elle étudie, et elle se trouvera embarquée malgré elle dans la guerre de Lord Asriel. Sans le savoir, elle jouera un grand rôle pour le destin de tous, car c'est elle qui amenera Lyra à la tentation, comme l'avait fait le serpent à Eve, en lui faisant découvrir l'amour. Dans son aventure, le Dr Malone ira dans d'autres mondes ou elle rencontrera les mulefas. Avec leur aide, elle construira un objet pour observer la Poussière à l'oeil nu, le fameux miroir d'ambre, et, Mary déterminera ainsi le mystère de la Poussière et sauvera les milliards de mondes d'une catastrophe. Toutes ces aventures lui amenerons à réfléchir sur des problèmes métaphysiques et religieux, problèmes qu'elle voulait oublier en étant physicienne, après avoir été pendant longtemps Soeur dans un couvent. Le Dr Malone est donc un personnage très important pour l'histoire, même si l'on ne le voit pas tout de suite. Peut-être est-ce elle le véritable héros...

# Posté le samedi 24 mars 2007 11:03

Modifié le dimanche 22 avril 2007 11:45

Interview de Philip Pullman

Interview de Philip Pullman
Philip Pullman est un auteur anglais comblé : sa trilogie, dont le dernier volume Le Miroir d'ambre vient de sortir en France, remporte un succès immense aussi bien auprès des jeunes lecteurs que des adultes. Dans cette formidable saga, deux jeunes enfants affrontent mille dangers, rencontrent d'invraisemblables personnages tels qu'un ours guerrier, des petits chevaliers chevauchant des libellules, des sorcières, des anges, et changeront la face du monde, enfin des mondes... Comme dans tout bon roman d'aventure, on vibre avec les héros. Mais « La Croisée des mondes »soulève également des interrogations d'ordre philosophique ou religieux, rarement évoquées en littérature jeunesse.

Avec "A la Croisée des mondes" vous considérez-vous pleinement comme un auteur de littérature jeunesse ? Je n'écris pas des livres destinés seulement aux enfants. Ils peuvent être lus par tous, enfants comme adultes. J'évoque simplement souvent le même thème : quitter le monde de l'enfance pour entrer dans celui, étrange, des adultes et, ainsi, se diriger lentement vers la sagesse. C'est pour cette raison que je choisis comme héros des personnages jeunes. Les thèmes abordés dans cette trilogie sont plutôt compliqués. Certains jeunes lecteurs peuvent ne pas comprendre totalement mon livre. Mais les personnages principaux, Lyra et Will, ne comprennent pas non plus tout ce qui se passe. Alors les lecteurs et les personnages découvrent ensemble, petit à petit, au fil des pages.

Vous attendiez-vous à un tel succès ?
Absolument pas. Lorsque j'ai commencé l'histoire il y a maintenant sept ans, je pensais qu'il n'y aurait que mille personnes qui la liraient. C'est étonnant de la voir traduite aujourd'hui en vingt-deux langues. Ceci m'a prouvé qu'il ne fallait pas sous-estimer l'intelligence des jeunes lecteurs tout comme celle des adultes. De nombreuses personnes se posent de grandes questions sur la vie et sont préparées à y réfléchir lorsqu'elles lisent une histoire qui traite de ces thèmes.

On vous qualifie de romancier qui invente des « histoires magnifiques »,
mais on parle peu de votre style.
A mes yeux, l'histoire est essentielle. Si mon style littéraire devient pour mes lecteurs l'élément primordial, alors j'aurai raté mon livre. Tout comme pour un film, ce qui est intéressant ce sont les personnages, l'histoire, et non la manière dont on tient la caméra, ou celle dont on écrit. Il ne faut pas que le lecteur soit à ce point intéressé par la technique qu'il en oublie l'histoire.

Dans Le Miroir d'ambre, le troisième et dernier volume de la trilogie, vous apportez une vision particulière d'Eve et du péché originel.
Toutes les religions (catholique, protestante, juive...) ont parlé du péché originel (lorsque Eve a croqué la pomme au paradis et a acquis la connaissance) en le considérant comme une chose terrible, une grande chute. Or je pense, au contraire, que ce péché était une bonne chose. C'était le premier pas vers la sagesse, vers la connaissance. Car l'innocence ne peut être sage et la sagesse ne peut être innocente. Il faut perdre son innocence pour devenir complètement adulte, complètement humain. Et c'est là que les Eglises ont tort. Si le péché originel n'avait pas eu lieu, nous serions certes restés dans le paradis terrestre mais avec la conscience d'un petit animal. Il était nécessaire de perdre cette innocence.

Dans cette trilogie, vous êtes très critique envers la religion et notamment envers les Eglises.
Les fondateurs des religions (Jésus-Christ ou Bouddha par exemple) avaient une conception de Dieu tournée vers l'amour. Or, et l'histoire de l'humanité le prouve, dès que vous avez des organisations religieuses, des Eglises, des hiérarchies, cela devient politique, une question de pouvoir sur les autres. Très vite on en arrive à tuer tous ceux qui pensent différemment. C'est pour ces raisons que je critique l'Eglise.

Votre grand-père, qui vous a élevé, était un homme d'Eglise. Comment aurait-il réagi en vous lisant ?
Il aurait prié pour moi. (Rires.) C'était un homme très généreux, très compréhensif. Protestant né en 1892, il était imprégné par l'époque victorienne. Il croyait absolument à l'existence de Dieu, mais aussi à la nécessité d'aimer son prochain. Il pensait que l'amour est essentiel dans les relations entre humains. S'il pouvait lire mes livres, j'espère qu'il s'apercevrait que ceux-ci célèbrent les qualités de tolérance, de courage, d'amour, d'amitié, de liberté, égalité, fraternité et, au contraire, critiquent la cruauté, l'intolérance, la rigidité morale. Il constaterait alors que nous sommes du même côté.

Vos personnage racontent sans arrêt des histoires.
Raconter des histoires, c'est vraiment la seule chose qui m'intéresse. Ça s'apprend tout seul, en absorbant ce qui passe, livres, contes, légendes, romans, BD de Superman, de Batman, soap opera, séries télé. Mais si je lis attentivement, je ne me pose pas de questions genre postmodernes ou structuralistes, mon regard est celui d'un conteur, je sens si une intrigue marche ou pas, j'essaie d'en comprendre les ressorts, de voir ce que je peux apprendre ou même prendre. J'écris comme une pie voleuse ou un enfant qui trempe les mains dans la peinture et les colle au mur, tous deux dessinent leur motifs, moi aussi. J'adore ça, il n'y a rien de plus excitant.


Pourquoi l'héroïne doit-elle cesser de mentir sous peine de mourir ?
Il est peut-être paradoxal de recourir au récit fantastique pour le dire, mais la réalité est si riche et si mystérieuse, on devrait en tenir compte davantage. C'est cela que je voulais souligner à travers les épisodes de cette trilogie.


Les «dæmons», qui sont un peu l'âme de vos personnages, sont en mutation permanente.
Je n'aime pas les personnages figés, les bons, les méchants, ils ne m'apportent rien. Ils sont morts. Lyra ment tout le temps, mais, en même temps, elle est capable d'un amour immense. Ce sont ces qualités contradictoires qui m'intéressent. Mon personnage préféré est celui de madame Coulter, la mère de Lyra, qui est absolument amorale, n'a aucun sentiment de culpabilité après ses crimes (elle kidnappe les enfants, les sépare de leurs "dæmons", de sorte qu'ils meurent dans des souffrances atroces, c'est très bien décrit, ndlr), mais qui succombe, malgré elle, à l'amour maternel. Elle détourne sans cesse l'intrigue. Elle me surprenait moi-même, je savais ce que je voulais lui faire faire, mais vous ne donnez pas d'ordre à madame Coulter.

Will et Lyra, c'est la volonté et la poésie ?
J'aime associer la science et les arts, le rationnel et l'irrationnel. C'est comme cela aussi que je travaille, je suis très rigoureux dans la pratique, chaque jour j'écris trois pages. 3000 mots, pas un de plus. En revanche, je laisse la plus extravagante liberté à mon imaginaire. Mais je n'aime pas la notion de travail inspiré. Imaginez que vous vous cassiez une jambe et que le chirurgien vous dise, désolé aujourd'hui je ne suis pas inspiré.


A qui s'adressent vos livres ?
Milton a dit que la vertu ne consiste pas à se retirer du monde et à prier mais à rester sur la place du marché. J'aime m'imaginer justement sur une très ancienne place de marché, en train de raconter une histoire pendant que les gens font leurs courses, et d'autres encore de la musique ou jonglent. Je me vois mal planter un panneau, «interdit aux plus de 18 ans», ou «aux femmes». Les gens peuvent venir écouter un bout d'histoire et repartir.

Y aura-t-il une suite ?
L'histoire de Will et Lyra est terminée, mais j'envisage de reprendre le personnage de Iorek Byrnison, l'ours en armure ­ lorsque je l'ai vu dans ce bouge, déprimé, en train de boire au comptoir, j'ai entendu sa voix ­ et aussi celui de la sorcière Serafina Pekkala, elle a 300 ans, a eu des tas d'amants, elle connaît bien la vie. Elle a sûrement beaucoup de choses à raconter.

# Posté le lundi 26 mars 2007 06:28

Modifié le dimanche 18 novembre 2007 14:52

Les citations et les plus belles phrases du texte

Voici un aperçu de quelques citations et phrases marquantes de la trilogie.


"Les étoiles sont vivantes, petite.
Le savais-tu? Tout ce qui nous
entoure est vivant, et il existe de
grandes visées loin d'ici! L'univers
est rempli d'intentions. Tout ce qui
se produit a un but."
Le Professeur

"Nul ne peut dire comment il s'y prendra,
ni qu'elle sera sa tâche. Certaines forces
nous parlent, d'autres sont au-dessus de
nous; et il existe des secrets, même pour
les plus puissants."
Seraphina Pekkala

"Dès qu'ils voient une chose, les êtres
humains ne peuvent s'empêcher de la
détruire, Lyra. Voilà le vrai péché originel. Et
je vais le détruire à son tour. Je vais tuer
la mort."
Lord Asriel

"Mary scruta les ténèbres. Aussi loin que
portait son regard, dans ce silence infini,
d'autres fantômes continuaient d'affluer,
des milliers et des milliers, tels des réfugiés
revenant chez eux."
Le Miroir d'Ambre

"Partout, j'ai rencontré la folie, mais
parsemée de grain de sagesse. Sans
doute y avait-il beaucoup plus de sagesse
que je ne pouvais m'en aperçevoir.
La vie est dure, monsieur Scoresby, et
pourtant, tout le monde s'y accroche."
John Parry

"Tu croyais qu'il suffisait de claquer
des doigts pour posséder ce savoir,
comme un don? Ce qui mérite d'être
possédé, mérite qu'on travaille pour
l'obtenir."
Xaphania

"Pour le moment, tout se passait
comme prévu. Sauf qu'il avait tué
un homme."
La Tour des Anges

"Je te guetterai, Will, à chaque instant,
à chaque seconde. Et quand nous nous
retrouverons, nous nous serrerons si fort
que rien ni personne ne pourra plus nous
séparer. Tous nos atomes se mélangerons..."
Lyra

"Tel est le devoir des gens agés. Se
faire du soucis pour les jeunes. Et
le devoir des jeunes est de railler
l'inquiétude des vieux."
Le Bibliothéquaire

# Posté le mardi 27 mars 2007 06:45

Modifié le mardi 27 mars 2007 11:11